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Découvrez le management de la complexité au travers des podcasts de Gilles Le Cardinal.
L’ensemble de cette formation est composé de 6 séances et 30 modules au total.
En voici la vidéo de présentation.
Résumé de la formation au Management de la Complexité
Séance 1 : Complexité et interdépendances
Cette séance comporte 5 modules audio d’une durée de 5 à 8 mn.
Son but est de bien définir les situations complexes qui se caractérisent par l’interdépendance des relations entre les acteurs. L’issue conflictuelle ou coopérative de leurs interactions dépend de leurs comportements.
Cette séance vise à clarifier et à expliquer les bonnes pratiques à adopter.
- Module 1 : Du paradigme de la complication au paradigme de la complexité
Nous raisonnons tous dans le cadre d’un paradigme, sans que nous en prenions conscience. Ce module souligne la grande différence qu’il y a entre le paradigme de la complication et celui de la complexité. Cette différence a des conséquences très importantes sur le management. - Module 2 : Mutations et renoncements que doit opérer le manager en situation complexe
Ce module permet de comprendre la difficulté à coopérer avec ceux qui ne partagent pas nos valeurs et nos objectifs. Pourtant, il est possible de trouver ensemble des solutions satisfaisantes pour tous. Mais pour cela, il est nécessaire de suivre certaines règles issues de la complexité et d’abandonner des façons de faire qui étaient utile dans les systèmes compliqués. - Module 3 : Savoir gérer l’interdépendance et ses conséquences
Ce module met en évidence la notion centrale de l’interdépendance qui est une caractéristique des systèmes complexes. Il est important de tenir compte non seulement des personnes présentes dans une situation ainsi que de leurs compétences, mais surtout de porter notre attention aux interactions qui existent entre elles, car elles peuvent être conflictuelles ou coopératives. - Module 4 : L’autonomie vue comme l’art de savoir gérer l’interdépendance
Ce module propose une nouvelle définition de l’autonomie ainsi que ses conséquences pratiques. La différence avec l’indépendance apparaît alors clairement et détermine de nouveaux comportements avec des règles spécifiques. - Module 5 : La nécessaire construction d’un « Fonds Commun d’Évidences ».
Chacun de nous construit une représentation de la situation vécue ensemble qui est différente de celles des autres participants. Cela explique bien des difficultés relationnelles. Pour favoriser la coopération, il apparait utile, et même indispensable, de construire une représentation commune de manière porter un diagnostic commun, prélude à des solutions satisfaisantes pour tous.
Séance 2 : Confiance et coopération dans un projet complexe
Cette séance a comme objectif de montrer le lien entre confiance et coopération, de clarifier les notions en jeu et les étapes qui jalonnent le parcours qui conduit à proposer un programme d’action participatif.
- Module 6 : Se mettre d’accord sur une finalité commune
Même si les objectifs à court terme des différents acteurs de la situation sont différents, voire antagonistes, nous montrons qu’il est possible et utile de leur faire formuler une finalité commune à long terme. Ce sera le ciment de leur relation qu’il faudra rappeler lors des moments de tension ou de conflit. - Module 7 : Définition d’un projet complexe et du système qui le porte
Ce module permet de clarifier et de tirer toutes les conséquences de la différence qui existe entre un projet complexe et un système compliqué. Définir un système complexe et ses composantes conduisent à une nouvelle description de la situation. - Module 8 : Identification de tous les acteurs et organismes concernés et sélection des grands points de vue à prendre en compte
Ce module montre que tous les acteurs concernés par le projet doivent participer à sa conception, sans n’en oublier aucun. Cela permet de faire l’inventaire des points de vue différents qui sont portés sur le projet et, ce faisant, prendre conscience de sa complexité. Il est intéressant d’essayer de se mettre à la place des différents points de vue pour mieux comprendre leur logique et d’en tenir compte. - Module 9 : Définir la confiance et décrire comment la faire naître
Il est important de définir la confiance et de distinguer la confiance interpersonnelle qui est un capital accumulé par une histoire commune, de la confiance sociale, qui est un sentiment de sécurité par rapport à une organisation. On montrera qu’il existe des processus susceptibles de construire la confiance qui est nécessaire pour une coopération durable. - Module 10 : Distinguer les problèmes simples, compliqués et complexes
Ce module donnera des définitions précises permettant de distinguer les problèmes simples, compliqués et complexes. On montrera que les solutions à mettre en place dans ces trois cas ne sont pas les mêmes. On peut confier à tout le monde un problème simple, il est mieux de le confier à un expert si le problème compliqué, mais si le problème est complexe, il faut travailler avec toutes les personnes concernées.
Séance 3 : Nouvelle description d’une situation complexe
Décrire une situation complexe est difficile. Chaque acteur procède, en fonction de sa culture et de ses centres d’intérêt, une représentation personnelle de la situation. Il est utile de proposer une démarche qui permet de mettre en œuvre la logique du « et » qui s’impose dans les situations complexes.
- Module 11 : Caractéristique de la complexité et de son incidence sur le manager
Ce module montre la spécificité majeure dont il faut tenir compte en situation complexe. Cela nécessite pour un manager d’avoir des comportements nouveaux qui seront détaillés. Le manager découvrira comment gérer les caractéristiques de la comlexité les plus difficiles, notamment les relations entre les parties et le tout. - Module 12 : Comprendre les phénomènes de non linéarité, de rétroaction et de récursivité
Le module définit la non linéarité et ses conséquences et explique son incidence importante sur la dynamique d’un système. On y définira « la rétroaction » et « la récursivité » deux processus qui caractérisent la complexité. - Module 13 : La double description nécessaire d’une situation complexe
Il s’agit de montrer comment il est possible d’associer les logiques et les affects qui traversent un système complexe. On montre alors qu’une description rationnelle d’une situation complexe est insuffisante. La description logique doit être complétée par les ressentis des acteurs qui permettent de donner une description plus complète de la situation. Le manager est conduit à admettre qu’il faut introduire de la subjectivité dans le management d’un projet complexe. - Module 14 : Facilitation de l’expression des affects en passant par « les peurs, les attraits et les tentations (PAT) »
Il est difficile de faire exprimer aux acteurs leurs ressenties, il faut donc leur faciliter la tâche par des questions précises. Ce module montre formule les trois questions précises qui permettent de décrire les ressenties d’un acteur en situation complexe. - Module 15 : Justification du choix d’exprimer les ressentis sous forme de « PAT »
Le dilemme du prisonnier introduit les stratégies qui mènent à la coopération, « Tit for Tat » et « Pavlov ». Une nouvelle stratégie dite « Stratégie de la confiance » permet de parvenir à une coopération durable. Le dilemme du prisonnier ouvre aussi la possibilité nouvelle de représenter une interaction par les « Peurs, Attraits, Tentations » des acteurs en relation.
Séance 4 : Construction d’une représentation commune
En s’appuyant sur la façon dont chacun construit sa représentation de la situation, il est possible de proposer une façon originale de construire une représentation commune à tous les acteurs du projet qui passe par la formulation des ressentis.
- Module 16 : Une autre façon d’introduire les « Peurs, Attraits et Tentations »
Ce module montre une deuxième façon d’introduire la description d’une situation complexe par les « PAT » en introduisant un point de vue éthique qui distingue les comportements éthiquement corrects et attirants de ceux qui sont attirants mais moralement incorrects, ce qui permet de donner une nouvelle explication de l’intérêt du recueil des « PAT ». - Module 17 : Modalités concrètes de la construction d’une représentation commune
Les ressentis sont des données utiles pour la construction d’une représentation commune. Mais il faut trouver des moyens efficaces pour lever un éventuel blocage de la parole. Les ateliers de créativité, avec leurs règles spécifiques, qui conduisent à interdire le débat à la suite d’un énoncé répondent à cet objectif. - Module 18 : Séparation des temps de l’énoncé des ressentis et de celui de leur évaluation
Ce module propose une méthode permettant de hiérarchiser les ressenties et de construire ensemble un classement général. Chacun, en notant l’importance de tous les énoncés, a ainsi l’occasion de donner un avis personnel sur ce qui est important à prendre en compte pour la réussite du projet commun. Le classement général met donc en évidence ce qui est important pour tous les participants. - Module 19 : Classement général des ressentis, interprétations et conséquences
Le classement des ressentis permet d’accéder à d’autres informations, comme le classement séparé des peurs, des attraits et des tentations, ainsi que l’écart type de chaque énoncé, ce qui permet de faire apparaître les consensus et les dissensus. - Module 20 : Essayer de se mettre à la place des autres, un processus éclairant
Après s’être mis d’accord sur une finalité commune, il faut prendre conscience des différences de représentation des acteurs concernés en essayant de se mettre à leur place. Cela présente l’intérêt, pour les participants, de découvrir les différents points de vue présents dans la situation. Cette démarche est une étape importante pour réussir à construire une représentation commune de la situation.
Séance 5 : Diagnostic d’un projet complexe et formulation de précos
Cette séance propose un nouveau découpage du projet en thèmes et sous-thèmes avec leur diagnostic. Puis il incite à une nouvelle représentation du projet par les « Dangers, Objectifs et Valeurs (DOV)», ce qui permet de formuler de préconisations efficientes.
- Module 21 : Structuration des ressentis en thèmes et sous thèmes
Ce module explique la façon de regrouper les ressenties en différents thèmes et sous thèmes qui constituent une nouvelle structuration du projet élaborée par tous les participants. Chaque thème et chaque sous thème donnent lieu à une évaluation précise de la situation. - Module 22 : Identifier les dangers, puis sécuriser le projet
Chaque peur, et notamment les plus importantes, permet d’identifier un danger et ce danger permet de découvrir la précaution adaptée qui sécurisera le projet. Formuler la liste des dangers d’un projet est une étape importante pour réaliser « le management des risques ». - Module 23 : Identifier les objectifs, en déduire les moyens et stratégies à adopter
Les attraits d’un projet, surtout les plus importants, peuvent être transformés en objectifs à atteindre. Il ne reste plus alors qu’à trouver les moyens et stratégies à mettre en œuvre. Pour cela on utilise l’expertise de toutes les personnes concernées. Cela constitue « le management des objectifs ». - Module 24 : Identifier les valeurs et les bonnes pratiques à mettre en œuvre
Il est intéressant d’introduire dans une équipe projet un débat sur les valeurs. Nous proposons de les identifier par leurs transgressions possibles, qui ne sont autres que « nos tentations ». Une fois les valeurs identifiées, le groupe de travail pourra formuler facilement les bonnes pratiques à mettre en place. Cela constitue « le management de l’éthique relationnelle ». - Module 25 : Apprendre à formuler des préconisations efficaces
Il y a des préconisations qui ne sont jamais appliquées car elles sont mal formulées, par exemple lorsqu’elles sont décrites par un verbe à l’infinitif. On ne sait pas clairement Qui ?, doit faire Quoi ?, Quand ?, Comment ? Il faut donc apprendre à proposer des préconisations efficaces et applicables, car correctement formulées.
Séance 6 : Le programme d’action et sa présentation à l’équipe
Cette séance précise le rôle du manager dans la présentation des résultats du travail du groupe tout au long de la démarche. Elle renforce sa légitimité à proposer un programme d’action, parce qu’il est fondé sur les préconisations du groupe de travail.
- Module 26 : Présentation au groupe des résultats à chaque étape du travail
Après avoir souligné la difficulté de stabiliser une coopération féconde, on détaillera les six règles universelles que l’on doit suivre pour atteindre un tel objectif. Leur application rigoureuse conduit à un résultat performant. - Module 27 : Construction par le manager d’un programme d’action fondée sur les préconisations de son équipe
L’étape suivante consiste à structurer les préconisations en axes et sous axes auxquelles le groupe de travail doit donner un nom et désigner un responsable. Le manager décidera, sous axes par sous axes, des actions à entreprendre en s’inspirant des préconisations du sous axe et en délèguera la mise en œuvre. - Module 28 : Présentation du programme d’action lors de la réunion finale réunissant l’ensemble de l’équipe, en justifiant les choix opérés par le manager
La démarche proposée a facilité l’assimilation par tous des résultats obtenus. Cela leur permet de comprendre la structuration du projet en axes et sous axes, ainsi que les choix du programme d’action élaboré par le manager. C’est ce qui va favoriser l’application des actions prévues, dont chacun comprend maintenant l’origine et la finalité. - Module 29 : Identification des processus cognitifs à l’œuvre chez les participants
Changer la représentation du projet que l’on avait initialement n’est pas naturel. C’est pourquoi la démarche proposée a pour but de faciliter cette étape. Construire une représentation commune à partir de représentations différentes, voire antagonistes, nécessite une méthode adaptée, comme le propose « PAT–Miroir ». - Module 30 : Description du processus qui permet le passage d’un management hiérarchique fondée sur l’expertise, à un management participatif
Les systèmes compliqués sont bien gérés à partir des expertises disponibles, mais les systèmes complexes appellent la participation de tous les acteurs concernés. Cela passe par la construction d’une même représentation et d’une même culture : la culture de systèmes complexes qui appellent de nouvelles méthodes adaptée à cette réalité, qui sont décrites dans cette formation.
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Bonjour à tous ceux qui sont intéressés par « une Formation au Management de la Complexité ». C’est-à-dire aux projets comportant de nombreux acteurs aux cultures et aux objectifs différents qui doivent coopérer pour la réussite du projet.
Gilles Le Cardinal,
J’essaie, dans ce podcast, de synthétiser 40 ans de recherche à l’Université de Technologie de Compiègne, avec pour objectif de constituer, chez les responsables de projet, une culture pratique de la complexité, si bien théorisée par Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne. J’ai appliqué l’approche proposée dans plusieurs centaines d’organisations : entreprises, hôpitaux, administrations, municipalités et associations…
Une courte vidéo permet de voir nos visages, celui de Pénélope, jeune doctorante en philosophie, qui m’interroge et me demande de clarifier certains propos, et le mien qui est là pour ceux qui ne me connaitraient pas.
Nous y présentons la formation constituée de 30 courts modules audios de 5 à 8 minutes. On y accède en remplissant le formulaire ci-dessous.
La formation est gratuite, on ne demande aux auditeurs que de s’identifier avant toute écoute pour mieux les connaître. Il est possible de suivre seulement quelques modules choisis à partir de leur résumé, mais il est hautement conseillé de les suivre dans l’ordre, car les idées s’enchainent naturellement pour constituer une culture de la complexité,
si utile à tous les responsables d’équipe.
Une formation à l’esprit d’équipe et à l’intelligence collective est en cours de préparation et nous vous tiendrons au courant quand elle sera disponible. »
Professeur émérite en Sciences de l’Information et de la Communication à l’UTC
et co-fondateur de la méthode PAT-Miroir©